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Ciné-Club du LHP-Mercredi 06 février 13h40 au Caméo Commanderie

Ciné-Club du LHP-Mercredi 06 février 13h40 au Caméo Commanderie

Synopsis: Une femme de Séoul reçoit par la poste, en un seul courrier, des lettres d’un Japonais, Mori, qui lui a déclaré sa flamme deux ans auparavant et qu’elle a alors repoussé. Revenu récemment dans le but de la retrouver, Mori y décrit ses pérégrinations dans la ville, y compris son aventure avec la serveuse du café La Colline de la liberté. Les lettres ne sont pas datées et, suite à un accident d’escalier, la lectrice doit les lire dans le désordre. Mori s’est installé dans une chambre d’hôtes et y fait plusieurs rencontres, des âmes esseulées, comme lui…

Hong Sang-soo (1960-)

Fils d’un officier de l’armée sud-coréenne et d’une employée de maison de production cinématographique, Hong Sang-soo découvre le cinéma en regardant des films hollywoodiens à la télévision. Hong Sang-soo s’inscrit alors à l’université de Chungang, à Séoul, dans le département « Théâtre et cinéma ». Il part vivre ensuite aux États-Unis, étudiant au College of Arts and Crafts de Californie et à l’Art Institute de Chicago, où il réalise plusieurs courts métrages expérimentaux. Cet amoureux de Rohmer et de Cézanne, qui a vécu un an en France, connaît un choc esthétique en découvrant à 27 ans Le Journal d’un curé de campagne de Robert Bresson, un film qui le convainc de se tourner vers un cinéma plus narratif. Il réalise en 1996 son premier long métrage, Le Jour où le cochon est tombé dans le puits suivi deux ans plus tard par Le Pouvoir de la province de Kangwon (tourné en noir et blanc). Ces premières œuvres, tout comme La Vierge mise à nu par ses prétendants (2000), sont saluées par la critique et primées dans les festivals (Rotterdam, Vancouver, Pusan). Sang-soo y décrit avec un remarquable sens du détail le quotidien de jeunes Coréens, leurs relations de couple conflictuelles et leur malaise existentiel latent. Fort de sa réputation, Hong Sang-soo dispose de moyens plus confortables pour Turning gate (2004), coproduit par Marin Karmitz et interprété par trois stars locales. Dans ce quatrième opus, qui obtient un beau succès public en Corée, le réalisateur affine son style tout en restant fidèle à sa thématique. L’alcool et le sexe tiennent une large place dans son cinéma, qui mêle avec audace poésie et trivialité, abstraction et crudité, mélancolie et humour. On retrouve ces caractéristiques dans La Femme est l’avenir de l’homme (2004) et Conte de cinéma (2005), qui sont l’un et l’autre en compétition au Festival de Cannes. Désormais habitué des festivals, Hong Sang-soo présente à Berlin Night and Day (2008). Cette promenade sentimentale dans les rues du XIVe arrondissement de Paris est son premier long métrage tourné hors de Corée. De plus en plus prolixe à l’orée des années 2010, le cinéaste s’exprime autant sur les écrans de cinéma que grâce au format court (Eo-ddeon bang-moon, Cheopcheopsanjung). Il signe son grand retour sur la Croisette en 2010 avec HA HA HA, qui remporte le Prix Un Certain Regard. La même année avec Oki’s Movie, Sang-soo propose, sous forme de sketchs, une variation sur le thème de l’hésitation amoureuse. En 2011, le cinéaste est de nouveau sélectionné à Cannes dans la catégorie Un Certain Regard pour The Day He Arrives (Matins calmes à Séoul), une déambulation entre rêve et réalité dans la capitale sud-coréenne. L’année suivante, le metteur en scène travaille avec Isabelle Huppert pour In Another Country. Très prolifique, le coréen enchaîne avec Sunhi, Haewon et les hommes, Hill of Freedom et Un jour avec, un jour sans en 2016

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Hill of Freedom est une pure merveille, d’une extrême simplicité, et d’une passionnante complexité. En à peine plus d’une heure, la succession des séquences, chacune consacrée à un moment, une situation, un état émotionnel, est admirable de délicatesse et de précision, d’évidence et de profondeur. La voix off accompagne le plus souvent, elle semble redoubler exactement ce qu’on voit, en fait elle ne cesse de creuser d’infimes écarts, vers plus d’intimité ou plus d’abstraction, vers ce qui serait commun à tous au-delà de ce qui advient aux personnages, ou au contraire vers ce qui se joue plus secrètement dans ce qui est montré. C’est d’une douceur envoûtante, avec un amour des personnages et un respect pour les sentiments parfois désordonnés ou maladroits des humains qui est une rareté dans le cinéma (dans le monde) cynique d’aujourd’hui. Aucun angélisme pourtant, et le film ne manque pas de rappeler qu’en certaines circonstances, il faut aussi se battre, foutre son poing dans la gueule des salauds, quitte à prendre des coups, comme en témoignera à un moment le visage de Mori.

Qui connaît l’œuvre de HSS y retrouvera nombre des repères, dont les scènes dans les cafés et les restaurants, et l’ivresse subséquente, aux effets multiples. Il verra la mise en œuvre inédite d’une des grandes thématiques du réalisateur, son étude de ce qui est véritablement actif dans les écarts collectif, entre générations, entre sexes, entre conditions sociales, et ici à nouveau entre ressortissants de deux nations –après la rencontre avec la Française jouée par Isabelle Huppert dans In Another Country, celle avec le Japonais. Qui ne connaît rien de son cinéma le découvrirait par un des plus beaux et des plus accueillants points d’accès possibles. Celui d’une histoire aux apparences minimalistes, en fait riche aussi des multiples potentialités d’autres histoires dans le réseau desquelles elle s’inscrit: l’histoire du neveu endetté, l’histoire de Kwon dans son centre d’enseignement et de sa maladie, l’histoire de l’Américain marié à une Coréenne, l’histoire de Youngsun et du producteur arrogant et infantile, l’histoire de la jeune fugueuse et de son amant marié…Chacune est évoquée comme une hypothèse qui pourrait largement nourrir un film à elle seule, et ce bourgeonnement de fictions éventuelles donne à la fois une épaisseur à celle qui est effectivement contée, et un cachet particulier, comme si Hong suggérait à mi-voix que c’est tout de même celle-là la plus intéressante, la plus émouvante. Cette histoire trouvera une issue aussi nécessaire qu’inattendue. Imprévisible, elle est parfaite cohérence avec ce qui aura porté tout le film, un rapport attentif et ému aux êtres et aux sentiments, à l’espace et au temps par les moyens d’un art proche de la perfection.

 

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